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En visite dans le Sud de la France, nous avons décidé de poser nos valises sur une péniche qui nous a amené de Lyon à Port Saint Louis du Rhône, écumant le Rhône et ses paysages somptueux, jusqu’à la Camargue sauvage en son embouchure.

Près d’Arles, le fleuve se divise en deux canaux, le Rhône et le Petit-Rhône, en traversant le delta vers la mer. Nous avons choisi de rester sur le côté naturel et sauvage de ce dernier.

A quelques kilomètres en contrebas de la séparation Petit-Rhône/Grand Rhône, le chenal principal traverse la ville historique d’Arles. Nous avions des informations contradictoires sur la possibilité de trouver une zone d’ancrage appropriée à Arles. Bien que nous voulions sérieusement nous arrêter, après avoir visité la ville lors d’une précédente visite, il n’était pas clair que nous pouvions le faire. Nous avons longuement étudié les possibilités d’amarrage tout en dérivant lentement au gré du courant. Mais à la fin, nous n’avons pas vu d’endroit adéquat pour notre péniche. L’amarrage semblait trop compliqué pour nous, et notre temps était compté. C’est dommage car c’est une ville que j’aurais aimé faire découvrir à ma petite famille.

Malgré son nom et les quelques craintes que nous avions, le chenal du Petit Rhône reste très large et notre péniche a pu s’y engouffrer sans aucun problème. Il y a peu de bateaux sur cette section. Les bateaux de plaisance naviguant sur le Rhône se séparent généralement vers le Midi et, pour la plupart, les grands bateaux de croisière fluviale ne vont pas plus au sud qu’Arles. Il ne restait donc que quelques barges commerciales occasionnelles pour le trafic fluvial. On avait le fleuve pour nous tout seuls.

Les zones d’ancrages établies en contrebas d’Arles sont peu nombreuses et éloignées les unes des autres. Il n’y avait pas vraiment beaucoup d’endroits accessibles par la rive jusqu’à ce que nous arrivions à Port Saint Louis près de l’embouchure du Rhône. Il n’y avait pas d’autre choix que de continuer jusqu’à la fin de la navigation sur le fleuve.

L’une des rares barges que nous avons vues toute la journée attendait l’écluse qui permet l’accès à Port Saint-Louis. Pour nous, c’était une bonne chose. Nous n’étions pas certains des heures d’ouverture de l’écluse, qui semblaient fixées de façon à réduire au minimum l’utilisation du pont levant juste après l’écluse. Suivre l’exemple des barges commerciales est presque toujours un pari sûr. Après que le feu de signalisation de l’écluse soit passé au vert, nous avons suivi le flux.

L’écluse de Port Saint Louis du Rhône, la plus basse du Rhône, est étrange. L’eau douce descendue des glaciers des Alpes est reliée à l’eau salée de la mer Méditerranée par l’écluse. Il n’y a pas de changement net d’altitude dans l’écluse, le niveau de l’eau des deux côtés se trouve au niveau de la mer voisine. Il y a inhabituellement un courant d’eau qui circule dans la chambre pendant le cycle de fermeture. Normalement, l’eau entre ou sort des écluses. Il ne s’écoule pas pendant le cycle. L’écluse de Port Saint Louis est une écluse particulière.

Nous n’avons jamais compris l’utilité d’avoir une écluse plutôt qu’un canal dans cet endroit. L’écluse est-elle ici pour maintenir une liaison sans envasement entre la Méditerranée et le Rhône ?

 

La visite de la ville était plutôt rapide, il faut dire que c’est un petit village qui est niché entre la Camargue sauvage et une zone industrielle malheureusement très polluante. Malgré ce dernier inconvénient, la vie là-bas à l’air plutôt paisible, entourée de la Méditerranée, de plages dont la grande Napoléon.

Nous avons pu rencontrer les habitants et participer à un barbecue offert par une association de Port Saint Louis, qui nous a gentiment invité à ce piquenique en pleine nature.

Ensuite nous avons pris la direction de la Méditerranée en nous éloignant de cette zone industrielle jusqu’à la fin de notre séjour pour profiter du soleil et de la tranquillité et de l’air frais.